Blogreuh

le blog au gros pif !

1 avril 2007

C’est reparti!

Enregistré dans : Greuh life — greuh @ 17:38

Je reprends mon blog !

Bientôt, sur ces pages, plein de nouveaux dessins, des photos, des vidéos, des petits anges tout nus !

Yeah!

1 décembre 2005

Le Chat du Cheshire

Enregistré dans : Greuh life — greuh @ 19:56

A Halloween, j’ai dansé avec une fille déguisée en chat d’Alice au pays des Merveilles.
Un mois après, voilà tout ce dont je me rappelle:

dessin vraiment tres moche

Finalement, à quelques détails près, c’était un bon déguisement.

4 novembre 2005

Autisme

Enregistré dans : Greuh life — greuh @ 3:14

copyright laton

tres moche

… parfois, ça peut durer des semaines !

21 septembre 2005

Optimisme

Enregistré dans : Greuh life — greuh @ 23:37

Ma lubie du moment c’est faire un blog dessiné.
Seulement, j’ai rien à dire et je dessine super mal.
Du coup ça donne un truc comme ça:

affreux

Eh bé, c’est pas gagné…

18 septembre 2005

marre marre marre

Enregistré dans : Greuh life — greuh @ 11:55

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14 septembre 2005

Lost in Translation (1/3)

Enregistré dans : Greuh life — greuh @ 2:28

Le Destin est un champignon malicieux, vert et invisible, qui lit dans vos pensées en se marrant.

Un exemple. Vous venez de vous installer pour un long voyage ferroviaire. Vous espérez férocement qu’une jolie fille vienne s’installer à côté de vous. Vous touchez du bois, vous agitez les grigris, vous priez le Destin de vous accorder cette joie. Peine perdue : votre voisin, c’est toujours un vieil hippopotame qui transpire d’avoir couru pour attraper le train. Et qui squatte l’accoudoir.

A l’inverse, quand vous êtes exilé dans un bled où rien n’arrive jamais, que vous vous êtes résigné à ne rencontrer absolument personne. C’est là que le Destin, ce rigolo, vous fait rencontrer une perle de joyau de cristal d’or magnifique unique.

C’est ça qui m’est arrivé, ce jour-là. (En trois actes.)

    Acte I. Où l’on apprend que greuh est bien entouré.

J’allais, insouciant et mal habillé, à un dîner de collègues. Sympathique perspective, au demeurant : un dîner de homard grillé, par une belle soirée d’été, aucun nuage en tête ni à l’horizon. Jusqu’à ce qu’elle fît son apparition. Une employée de l’hôtel - quel cliché - sûrement une étudiante, de loin elle avait l’air d’un ange Russe en jean moulant.

Tiens. Ha. Diantre. Voilà de quoi lancer une conversation. Comment faire pour surmonter ma cyclotimidité et l’aborder ? Je soumis la question à l’assemblée.
- Hé les gars, ne vous retournez pas mais il y a là-bas une jeune fille qui NON NON ne vous retournez pas, je vous dis !
Trop tard, le troupeau c’est retourné comme un seul gnou, et c’est foutu maintenant pour la jolie fille. Je souhaite changer de sujet, mais pas eux ; chacun me propose sa méthode:
- T’as aucune chance mon gars, fait le pessimiste.
- Trouve un truc intelligent à lui dire, me propose le pragmatique.
Une bonne idée, ça. L’optimiste renchérit:
- ‘Suffit de lui parler, c’est tout.
- C’est foutu, va.
- Dis lui n’importe quoi, ça lui plaira !
- Si tu veux j’y vais à ta place et je lui explique, intervient un collègue particulièrement dévoué.
- Ah non c’est nul ça, c’est niveau maternelle ! rétorque la fille de service, qui, elle, s’y connaît bien, en filles.
- Si t’y vas pas, tu baisses dans mon estime, m’assène Quentin.

Je décidai de suivre le conseil qui me paraissait le moins mauvais, et de chercher une façon intelligente de l’aborder.

Une demi-heure plus tard, j’avais trouvé quelque chose de pas trop stupide à lui dire, et rassemblé assez de courage pour passer à l’acte. De près, elle était encore plus charmante, avec ses cils et son air de sainte. Trop belle pour moi ! Pris de panique, j’appelai Olivier à la rescousse. Il vint parler avec la jeune fille, suivi de près par Thomas, qui, à l’instar du Destin, ne rate jamais une occasion de rigoler. Je me plaçai un peu en retrait, histoire de pouvoir reprendre mon souffle, et d’observer l’échange de l’extérieur.

Après quelques minutes d’une conversation très conventionnelle, Olivier, qui a l’esprit vif, proposa, l’air de rien, de s’en aller boire un verre au bar. Il proposait ça dans l’idée de fournir un prétexte pour nous laisser seuls. Je ne saisis pas l’allusion et accompagnai Olivier au bar, suivi par Thomas, abandonnant la jeune serveuse à son travail.

Son travail, nous venions de l’apprendre, consistait à veiller à ce que personne ne quitte la terrasse un verre à la main. Nous avions aussi appris que la jeune fille s’appelait Rachel, qu’elle était effectivement étudiante en arts graphiques, et qu’elle ne restait ici que pour la semaine.

Pendant que je comprenais ça, Thomas, qui est doué d’une intelligence fine, avait compris complètement autre chose, et il entreprit de m’expliquer tous les non-dits, les allusions, les ouvertures auxquels j’avais été complètement sourd.

Rageant de n’avoir rien saisi, je résolus de retourner, seul, parler à Rachel.

A suivre.

23 juillet 2005

Il avait un joli nom, mon guide

Enregistré dans : Greuh life — greuh @ 4:07

Ce vendredi, j’ai compris que je n’avais aucun pouvoir divinatoire. Aucun rêve prémonitoire, pas un signe, pas une vision, rien ne m’avait préparé à la gifle que le destin allait m’asséner.

Un livre à la main et une bouteille de champagne dans le sac à dos, je me rendais à un dîner chez des amis. Ligne 14, puis ligne 6. Avisant une des dernières places libres de la rame, je m’y installai. Un dernier coup d’oeil pour m’assurer que je ne suis pas en train de prendre la place d’une vieille dame. Dans la foule, une fille qui porte un chat dans une cage, des étudiants, des cadres. La sonnerie retentit, et mon coeur s’arrête.

Nathalie B. est là, à trois mètres.

Je ferme les yeux, les rouvre immédiatement, Nathalie B. est bien là. Mon livre me glisse des mains, je suis pris de vertige. Le train a démarré sans que je m’en rende compte. Cloué au siège, il faut que j’aille lui parler ; que je vainque, pour une fois, ma timidité. Le temps m’est compté : si ça se trouve, elle descend à la prochaine.

Je prends mon courage à deux mains, bouscule les gens. M’approche de Nathalie B. Me poste devant elle, envahit son espace personnel.
- Bonsoir, tu t’appelles Nathalie et tu es née le 22 décembre, non ?
C’est nul mais c’est tout ce que j’ai pu trouver en si peu de temps. Elle est surprise, mais pas effrayée. J’imagine qu’elle m’avait vu avant que je ne l’aborde. Un moment, je panique : m’a-t-elle reconnu ? Une seconde interminable s’écoule, puis elle retrouve son sourire :
- Bonsoir… Nicolas ?… comment tu t’en souviens ?
Ouf ! Je savoure cet instant de victoire. Elle se souvient de moi. Nous échangeons des banalités. Elle descend à Pyramide, je descends avec elle, et tant pis pour mon dîner. Je l’aide à porter sa valise. Un à un, j’ose égrener les souvenirs : c’était il y a 11 ans, nous étions en seconde. 1993-1994 : période Nirvana. Mon plus beau souvenir de cette année : pendant les nuits d’hiver, quand nous prenions le bus ensemble, je m’endormais la tête sur ses genoux, et elle me réveillait en partant. Elle empruntait mes cours sans jamais les lire, était-ce un prétexte pour me parler ? C’était mon premier grand amour, l’a-t-elle jamais su ? Petit à petit, ses yeux s’illuminent des mêmes étincelles que dans mon souvenir. Elle habite maintenant à Paris, elle travaille chez l’Oréal, elle veut me revoir, elle me donne son numéro. Bientôt, nous irons prendre un verre ensemble.

A partir de «je prends mon courage à deux mains» , tout est faux. Je n’ai pas eu le courage de traverser la foule, je ne me suis pas interposé entre elle et le grand bête en costard qui lui parlait. Je me suis seulement contorsionné sur ma chaise pour mieux l’observer. Elle a un peu forci. Elle s’habille comme ma mère. Elle mâche son chewing-gum la bouche ouverte. Elle a la même coiffure qu’avant. J’essaie de voir ses yeux : est-ce que les étincelles sont encore là ?

Elle est descendue à Pyramides. Je ne l’ai pas suivie, ma timidité l’a encore emporté… un rendez-vous manqué avec mon passé. Soudain, je me suis détesté. J’ai continué mon trajet vers mon dîner, le cœur gros.

En rentrant, j’ai marché dans la nuit d’été, l’esprit habité par Nathalie B. Comme l’adolescent que j’étais, il y a exactement 11 ans.